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Historique - Qui sommes nous ?

En questionnant ceux qui ont été impliqués dans la création et la vie de Marcq Tiers Monde, en faisant appel à notre mémoire et surtout aux archives conservées au Siège de l'Association, voici les grandes lignes de cette aventure humaine. Il y aura peut-être des erreurs ou des oublis. Que ceux qui se sentiront ainsi concernés veuillent bien nous pardonner, en se rappelant les bons moments passés ensemble. Que ce récit puisse aussi servir aux jeunes qui pourront découvrir ce que des anciens et des plus jeunes ont partagé dans l'amitié et la joie au service des autres.
Que ce récit puisse également inspirer les jeunes générations en découvrant ici la richesse et la joie qu’une collaboration intergénérationnelle au service des autres apporte à chacun.


L'appel de l'Abbé Pierre
En 1971, le Pakistan oriental obtient son indépendance et devient le Bangladesh. Mais l'indépendance obtenue a entraîné des luttes intestines déclenchant la fuite de millions de personnes terrorisées qui se réfugient en Inde où elles sont regroupées dans des camps encadrés par des volontaires indiens. OXFAM, mouvement international d'aide au développement, règle les problèmes les plus urgents en gérant 23 camps qui regroupent 10 % des réfugiés. L'Abbé Pierre est saisi du problème et lance, le 27 octobre 1971, un appel aux 36 000 maires des villes et communes de France pour leur demander d'aider le Bangladesh. Il rencontrera Madame Indira Gandhi, fille de Nehru, Premier Ministre de l'Inde à Paris le 9 novembre 1971, pour l'assurer de la solidarité des villes françaises à soutenir les efforts de l'Inde afin d'aider les réfugiés qu'elle héberge provisoirement.
Au printemps 1972, Annick Duvillier et Mademoiselle Pelloux viennent nous solliciter pour agir suite à l'appel de l'Abbé Pierre. Toutes les deux ont été des membres fidèles de notre Association. Mademoiselle Pelloux nous a quittés récemment, à l'âge de 100 ans.
Nous acceptons, Denise, mon épouse, et moi-même, de contacter quelques amis afin de constituer une Association qui va être enregistrée à la Préfecture de Lille le 6 juin 1972, sous le nom de « Comité Marcquois des Amis du Bangladesh ».
Quelques villes et communes autour de Lille font la même démarche. Lambersart propose de fédérer nos associations sous la dénomination UCOJUCO « Union des Comités de Jumelage ». Jean Biard et son épouse à Lambersart prennent en charge le fonctionnement de ce comité de jumelage.
Un charter est organisé à l'échelon national au départ de Paris et Jean Biard se joint à
l'équipe qui part sur Dacca, la capitale.
Les objectifs de notre Association marcquoise sont résumés dans la présentation des statuts:
–Informer les habitants de Marcq-en-Baroeul sur les problèmes du Tiers Monde.
–Susciter les solidarité et fraternité avec les pays en voie de développement et plus particulièrement entre les habitants de Marcq-en -Baroeul et une ville du Bangladesh.
La municipalité de Marcq-en-Baroeul est attentive et bienveillante à l'égard de notre
Association. Pour intéresser la population marcquoise, nous lançons des soirées « bol de riz » et nous imaginons de vendre des objets d'artisanat du Tiers Monde provenant d'Afrique, d'Inde, etc., que nous nous procurons soit dans les boutiques d'Artisans du Monde qui viennent de s'ouvrir à Lille, soit dans les magasins d'OXFAM en Belgique, à Bruxelles. L'argent recueilli servira à financer des projets dans le Tiers Monde et les artisans de ces pays contribueront ainsi au développement d'autres pays du Tiers Monde.
Ces ventes reçoivent un accueil très favorable et forment un lieu d'information efficace. Ces premières ventes nous permettent de financer l'achat d'une pompe pour un village au Bangladesh, via l'UCOJUCO. Nous allons aider également une petite Association marcquoise soutenant un orphelinat à Salem, en Inde, grâce à l'intervention de deux amies, Mesdames Dupont et Loyens, en finançant l'achat d'une pompe pour cet orphelinat en 1974.
Nous parrainerons, pendant plusieurs années, une filleule de cet orphelinat pour lui permettre de financer sa scolarité. En 1975 et 1976, nous apporterons une aide financière pour des réfugiés bangladais dans les camps du Bihar en Inde par l'intermédiaire de l'Association « Terre des hommes ».

Naissance de Marcq-Tiers Monde
Nous sentons qu'il est temps de recentrer notre action vers l'Afrique francophone
et nous changeons le nom de notre Association qui s'appellera désormais « Marcq Tiers Monde ».
Notre principe sera de soutenir des projets qui seront suivis sur le terrain par des personnes
qualifiées et donnant toute garantie d'honnêteté. Nous apprenons que le Père Gérard Bonduelle, ancien marcquois, soutient les efforts d'une petite coopérative de jeunes horticulteurs qui voudraient cultiver des rosiers et en vendre les roses sur les marchés locaux.
Nous acceptons de consacrer un budget à ce projet qui permettra d'envoyer 220 rosiers à
Ouagadougou. En 1978, nous aidons un collège technique de jeunes filles à Ouahigouya.
Celles-ci ont besoin de remplacer la pompe de forage qui alimente le centre en eau potable. Nous finançons d'abord cette pompe et par la suite nous contribuerons à la formation d'animatrices rurales de ce collège.
Nous poursuivons l'aide à l'orphelinat de Salem en Inde et prenons en charge une famille
cambodgienne en exil dans un camp de Thaïlande par l'intermédiaire d'Enfants du Mékong.
Nous sommes également en relation avec l'Association Christophe Aurouet de Clermont
Ferrand animée par Philippe Laloy. Cette Association finance la réalisation de puits au Niger dans la région d'Agadez sous le contrôle du Père Sage. Philippe Laloy recherche des fonds pour acheter des boeufs d'exhaure pour tirer l'eau des puits et irriguer des jardins potagers au Sahel nigérien.
Nous finançons l'achat de 8 boeufs pour ces puits en 1977.
A Madagascar, un jésuite, le Père Vienne, qui a de la famille à Marcq-en-Baroeul, dirige une
ferme école à Andriamboasary (Fianarantsoa). Cette ferme-école forme des agriculteurs aux
techniques modernes d'agriculture et notamment la riziculture intensive. Nous acceptons de fournir une aide financière annuelle pour ce centre de formation.
Enfin, nous sommes informés des difficultés financières d'un étudiant congolais, Joseph Mabiala,
qui poursuit un cursus en biologie végétale à l'université Lille I de Villeneuve d'Ascq.
Celui-ci prépare un D.E.A. (diplôme d'études approfondies) en attendant son retour au Congo Brazzaville.
Nous prendrons en charge toute sa scolarité . Par la suite, Joseph Mabiala poursuivra ses recherches en botanique au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris. Ces recherches, menées sous la direction du Professeur Théodore Monod deviennent la référence en la matière dans cette région d'Afrique.
Le montant des aides accordées pour ces divers projets s'élèvera en 1978-1979 à environ 40000 FF (6100 €).
Nos ressources proviennent de différentes activités auxquelles est fidèle une
douzaine de bénévoles.
Nous avons participé à différentes braderies dans les environs de Marcq en Baroeul. Nous concentrons maintenant tous nos efforts sur une exposition-vente annuelle d'artisanat et de brocante fin novembre qui, grâce à Monsieur Serge Charles, ancien maire de Marcq se déroula dans la grande salle des fêtes de la mairie et qui se déroule maintenant dans la salle Doumer. Cette manifestation débutera pour la première fois le 7 décembre 1980.
Cette première vente connaîtra un grand succès. Elle sera reconduite chaque année à la même période sans interruption et constituera les 2 / 3 de notre budget nécessaire au financement de nos projets.

 
   

MARCQ TIERS-MONDE - 70, rue du Quesne - 59700 Marcq-en-Baroeul - Téléphone: 03 20 72 05 42 - contact@marcqtiersmonde.fr